Beaucoup en rêvent, certains sautent le pas, tandis que d’autres restent encore persuadés qu’effectuer un tel voyage est une « chance » qui n’est pas donnée à tout le monde. Il ne vous manque peut-être pas grand chose pour oser franchir le cap et partir faire un tour du monde vous aussi. Voici un rapide coup d’œil sur les bonnes raisons d’oser tenter l’aventure lorsque finalement, vous avez du mal à choisir une seule destination voyage pour votre prochaine expérience….

1. Ça veut dire quoi « faire un tour du monde » ?

Les plus tatillons ne manqueront pas de relever ce point: lorsque l’on part 12 mois (la durée moyenne de ce type de voyage), impossible de vraiment faire le tour de la planète. Au mieux, en allant très vite et en effectuant des sauts de puce par dizaine, on arrive à voir, allez, une quinzaine de pays. Et je dis bien « voir », car visiter, ou découvrir vraiment un pays en si peu de temps, c’est carrément impossible. D’autres au contraire préfèrent prendre leur temps et passer d’un pays à un autre quand bon leur semble, sans qu’ils n’aient la contrainte d’un billet d’avion réservé à l’avance. En fait, il y autant de voyages que de voyageurs.

Et si tous les voyages ne conviennent pas à chacun, tous en revanche se valent et ont un vrai point commun: ils offrent la possibilité de partir, loin de son quotidien et de sa zone de confort pour une durée supérieure à celle que l’on alloue généralement aux traditionnels congés payés.

2. Faire un tour du monde pour faire une pause

Arrêter le temps, sortir des contraintes, (re)prendre sa liberté, et parfois même, découvrir simplement ce que c’est de faire exactement ce que l’on veut, où l’on veut et quand on veut. C’est un sentiment absolu, énorme et intense. Unique. Ne pas avoir la pression du temps, des horaires. Les contraintes liées à l’emploi, aux factures, aux courses et toutes ces petites choses du quotidien que l’on effectue machinalement disparaissent pendant ce voyage. On prend le temps, tout simplement, de visiter tranquillement, de découvrir, d’échanger, de réfléchir. D’être oisif. Libre. Et ça, ça vaut tout l’or du monde.

3. Faire un tour du monde, ça aide à ne plus avoir peur

Lorsque l’on voyage aussi longtemps et que l’on abandonne tout derrière soi, on sort de ce que l’on appelle sa « zone de confort ». Et sortir de sa zone de confort implique nécessairement de prendre un risque, de relever un défi. On se lance dans une aventure dont on ne contrôle finalement pas grand chose. On trace un itinéraire, on prépare ses affaires, on quitte un job, un logement, des proches et on part vers l’inconnu. A moins d’avoir déjà beaucoup voyagé, nombre d’entre nous ne connaissent pas vraiment le « vaste monde ». On s’imagine souvent que l’on va rencontrer des galères en route et c’est d’ailleurs la principale inquiétude de ceux que l’on laisse derrière nous: comment faire, s’il nous arrive quelque chose tandis que nous sommes à l’autre bout du monde? On lit un tas de guides et d’articles bourrés de bons conseils, on se prépare au maximum, mais une chose est sûre: on ne peut pas se préparer vraiment à ce que l’on ne connait pas. Partir ainsi impose de fait une prise de risque, un saut vers l’inconnu.

Et puis, petit à petit, pas après pas, on se rend compte d’une chose: sortir de sa zone de confort et de l’hypersécurisation dans laquelle nous sommes habitués à vivre fait un bien fou! On se rend compte que l’on peut se débrouiller seul, sans avoir besoin ou être dépendant d’un service, d’une administration, ou d’une personne. On apprend à réfléchir, parfois très vite s’il faut se démêler d’une situation particulière. On se découvre une force jusque là insoupçonnée, et ça, au-delà des rencontres et des beaux paysages, c’est sûrement l’un des plus beaux souvenirs que l’on puisse tirer d’un tel voyage. C’est une force qui nous accompagne ensuite à vie, quoique l’on ait décidé de faire au retour.

4. Faire un tour du monde pour s’ouvrir au monde

Que vous partiez avec un projet précis ou non, un tel voyage force le contact et les échanges. Car à moins d’être très, très riche, vous ne pourrez pas voyager toute une année en dormant dans des palaces, coupé des locaux et de leur réalité. Il y a de fortes chances pour que vous dormiez plutôt en Auberge de jeunesse ou chez l’habitant, et dans un cas comme dans l’autre, vous serez amené à rencontrer et à échanger avec des gens sur place, locaux ou voyageurs. S’ouvrir aux autres, c’est s’ouvrir au monde et découvrir qu’il existe d’autres modes de vie, d’autres cultures, et d’autres coutumes que celles que nous connaissons. C’est se confronter aux (vraies) difficultés et parfois à la misère. Mais c’est aussi et surtout un moyen de faire de formidables rencontres, celles qui vont ponctuer votre voyage et qui le rendront unique, et inoubliable. Comprendre et accepter les différences tout en s’apercevant que nous sommes au fond tous identiques, partout sur la planète, permet d’ouvrir l’esprit et renforce la tolérance.

5. Faire un tour du monde n’est pas une chance, c’est un choix !

Comme un peu tout dans la vie, en fait. A moins d’être dans un cas vraiment particulier, partir pour un long voyage n’est pas une chance. La chance implique en effet qu’un évènement survienne en dehors de tout contrôle, un peu comme par magie. Hop, tiens, un matin, on se réveille et on est installé dans un avion, prête à faire le tour du monde, sans qu’ on n’a rien fait pour en arriver là. Non, ça ne marche pas comme ça. Ceux qui partent l’ont décidé. Ils ont décidé de quitter leur job, de vendre leur appartement. Ils ont décidé aussi de faire des économies pendant plusieurs mois pour s’offrir ce rêve, comme d’autres s’offriraient une belle voiture. Ils ont dû faire des sacrifices et ils en feront encore, sur la route, et au retour. Mais loin de se plaindre, ils apprécient et ne regrettent pas leur choix, dans la très grande majorité des cas. Partir comme cela est à la portée de tous, mais au-delà du rêve qu’un tel projet suscite, il comporte bien sûr une part de risque…

S’il y a un aspect positif de l’époque dans laquelle on vit, c’est que tout le monde a des possibilités infinies de changer sa vie. Si l’on fait abstraction des situations très graves et particulières, qui représentent un très faible pourcentage de la population occidentale, tout le monde a la possibilité de mettre de côté quelques milliers d’euros, de partir, de vivre des expériences incroyables et de trouver l’inspiration, le courage et les bonnes conditions pour faire une grande révolution personnelle.

L’histoire en est un petit exemple : insatisfait et profondément malheureux de la vie qu’on avait à Turin, on a saisi l’opportunité, à l’âge de 20 ans, de quitter l’université, de faire quelques boulots, d’économiser deux mille euros et de partir pour l’Australie (c’est là que commence le livre « Les coordonnées du bonheur »). Si on a eu cette chance, c’est précisément parce qu’on est né et qu’on a grandi dans la partie du monde où vous êtes né. Il faut en être reconnaissant, mais c’est aussi et surtout une circonstance à ne pas gaspiller.

Voyager est l’un des meilleurs moyens de transformer votre vie en une histoire extraordinaire. Et si ce que vous recherchez va au-delà d’un simple voyage, si vous n’aimez pas « l’idée de rester à un endroit et de consacrer quelques jours par an à la découverte du monde », vous pouvez essayer de suivre une autre voie personnelle et professionnelle ou prendre un congé sabbatique pour faire quelque chose que vous n’oublierez jamais : voyager autour du monde.

Trop compliqué et trop cher ? Pas du tout. Il existe un billet d’avion appelé « billet tour du monde » qui vous permet de partir d’un aéroport et de revenir à ce même aéroport dans l’autre sens.

6. Tout savoir sur le billet « tour du monde »

Les principales compagnies aériennes du monde font partie d’alliances de compagnies aériennes. Les plus célèbres sont SkyTeam, Sky Alliance et OneWorld. Au sein de SkyTeam, par exemple, on trouve Alitalia, Airfrance, Aeroflot, KLM et 16 autres compagnies aériennes internationales. Cette « alliance » couvre 177 pays et les vols des compagnies aériennes associées touchent 1 062 aéroports dans le monde. Presque toutes les alliances proposent un billet tour du monde, qui est un billet d’avion permettant de faire le tour du monde. Avec ce billet, vous pouvez partir d’un aéroport, faire le tour du monde et revenir au même aéroport de départ. Il y a évidemment de nombreuses règles à suivre, mais le plus important est que, par rapport à la réservation de tous les vols individuels, le billet tour du monde est beaucoup moins cher.

Comment fonctionne le billet Tour du monde ?

Commençons par la partie ennuyeuse et ennuyeuse, à savoir les règles et les conditions. Chaque alliance a ses propres règles, mais en gros, ce sont les paramètres du billet tour du monde :

  • Le voyage doit commencer et se terminer dans le même pays, avec souvent un départ et un retour dans le même aéroport.
  • Vous ne devrez-vous déplacer que dans une seule direction : toujours à l’est ou toujours à l’ouest. Vous ne pourrez pas, par exemple, vous rendre d’abord en Inde, puis retourner en Europe et ensuite vous rendre en Thaïlande. Vous ne pouvez faire que l’Europe –
  • Tous les départs doivent être réservés avant le début du voyage, et ne peuvent être modifiés que plus tard, moyennant des frais supplémentaires.
  • Si vous annulez l’un de vos vols réservés, tous les vols suivants peuvent être annulés, ce qui invalidera votre billet Tour du monde.
  • La durée maximale du voyage est d’un an.

Le coût d’un billet tour du monde

Passons maintenant à ce qui importe à tous ceux qui rêvent d’une expérience comme celle du Tour du monde : le prix. Combien coûte le billet du Tour du monde ? Tout dépend du nombre de vols et des destinations. Prenons un exemple : vous êtes un voyageur solo, vous voulez partir de Milan Malpensa et revenir au même aéroport après un an. Vous voulez vous arrêter dans les villes suivantes, approximativement : Un billet d’avion pour faire ce tour du monde coûte entre 2 000 et 3 000 euros. Cela représente une moyenne de 250 € par vol, soit beaucoup moins que ce que vous dépenseriez pour réserver les différents billets individuellement.

Planification d’un tour du monde

Et maintenant, la meilleure partie : le planning. Comment planifiez-vous votre tournée mondiale ? Le conseil est de suivre ces étapes :

  • Economisez, économisez et économisez. Il est évident que personne ne vous donnera votre billet pour le tour du monde, alors commencez à économiser, travaillez dur et accumulez autant d’argent que possible.
  • Consacrez-vous une année rien que pour vous. Cela peut être une année sabbatique pour laquelle vous pouvez prendre un congé, vous pouvez quitter votre emploi et vous consacrer uniquement à vivre le présent, cela peut être une retraite anticipée ou un saut dans le vide avec vos économies. Quelle que soit votre méthode, l’important est que vous puissiez prendre une année (ou alternativement 6 mois) rien que pour vous, à consacrer à votre tour du monde.
  • Pensez à l’itinéraire. Ce que vous avez lu ci-dessus n’est qu’un exemple, en réalité vous pouvez vous rendre directement en Amérique du Sud, puis au Canada, puis en Asie et ainsi de suite. La grande beauté de cette expérience est que c’est vous qui décidez.
  • Commencez par les éléments essentiels. Préparez un sac à dos ou une valise, oubliez le superflu et ne pensez qu’à profiter pleinement de chaque jour. Le monde s’occupera du reste.